Note de Cerc-Association, n° 7, avril 1998
Le développement d’un sous-emploi massif a conduit nombre de pays a mettre l’accent, depuis le début des années 1990, sur ce qu’il est convenu d’appeler " l’activation " des dépenses de la politique de l’emploi. Différentes mesures ont ainsi été mises en oeuvre en vue d’encourager la reprise d’activité, la formation ou le reclassement des chômeurs. Les formes à travers lesquelles se déploient ces changements renvoient dans chaque pays à des différences et à des cohérences sociétales spécifiques. Elles définissent des modes d’intégration et des formes d’appartenance sociale plus ou moins solidaires et plus ou moins démocratiques qui façonnent les structures sociales dans leur ensemble. Ces mesures, dont l’objectif est l’incitation à l’emploi voire l’obligation de travailler, se fondent sur l’idée qu’une contrepartie doit accompagner l’indemnisation du chômage ou, plus généralement, le versement des aides financières que la collectivité octroie aux personnes sans emploi et/ou sans ressources suffisantes.
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